LE JUSTE MOMENT !

LE JUSTE MOMENT !

C'est ce fameux Kaîros , cher à la culture grecque . Si cette notion est toujours aussi décisive plus de deux siècles après, c'est parce qu'aucune action, aussi louable soit-elle, ne saurait être tenue pour bonne si elle n'a pas été posée au moment opportun.

Kaïros est un temps métaphysique . Notre rapport au temps parle de nous, de notre horloge intérieure. Or , nous avons tous un rapport au temps différent. Le kaïros se ressent , il est immatériel.

C'est lui que nous questionnons dans le développement personnel . En se connectant à lui, nous poserons des actes justes pour nous. Notre for intérieur est ainsi fait d'images, d'impressions, d'émotions et de pensées plus ou moins précises que nous produisons pour nous-mêmes.

Nous peinons alors à donner forme et sens à ses créations de notre esprit dont nous sommes à la fois la source et le réceptacle. Notre pensée erre alors dans un entre-deux, ni volonté de résoudre un problème, ni pensée active de la construction d'un projet. Le philosophe André Comte-Sponville parle de ce murmure confus de notre âme.

Apprenons à mieux saisir notre pensée. Comment être présent à soi ?

Nous ne sommes pas seulement ce que nous pensons. En sortant de nos pensées, nous saisirons alors que dans celles-ci se nichent beaucoup de jugements de valeurs, de croyances ou d'impressions avec lesquels nous ne sommes plus nécessairement en accord aujourd'hui.

En réalisant que nos pensées peuvent nous enfermer, nous pouvons aussi choisir en conscience de nous en affranchir, voire de nous en libérer. Et doucement, pas à pas, nous laissons une place pour mieux nous recentrer et revenir à nous, pour vivre en accord avec notre être profond et nous accomplir en vérité.

 Connectons-nous à une intelligence nouvelle.

Exercer son intelligence, c'est commencer aussi par observer ce qui est, au lieu de vouloir imposer tout de suite sa présence au réel. Le tumulte et le désordre de notre esprit diminuent notre libre arbitre, le rendent esclaves de nos émotions, voire des circonstances.

L'esprit agité et dispersé ne peut poser sur le monde un regard lucide.

Il reste dans une réprésentation du monde, mais il n'est pas dans le monde. Eveiller cette intelligence sensible apaise.

Le bien-être est une affaire de conscience.